Traduire un contrat commercial en anglais
Déposez votre contrat commercial au format Word ou PDF texte : il est traduit en anglais par Thémis, le moteur spécialisé en droit, et vous revient dans son format d'origine, numérotation des articles et mise en page comprises. Avant de payer, vous lisez un paragraphe traduit pour juger le registre et la terminologie. Manuce ne fournit pas de traduction assermentée.
Combien ça coûte
Pour un contrat commercial d'environ 5 000 mots, vers l’anglais :
Comprendre, usage interne.
Prêt à transmettre, par le spécialiste juridique.
Relecture croisée. Pour ce qui engage.
Prix pour une langue, mise en page d'origine comprise. TVA non applicable, article 293 B du CGI. Le devis exact, calculé sur le nombre de mots de votre fichier, s'affiche avant paiement.
Ce qui change quand un contrat français passe en anglais
Un contrat commercial ne se traduit pas mot à mot : la partie anglophone doit lire exactement les mêmes obligations que la partie française. Quelques points reviennent dans presque tous les contrats de distribution, de fourniture ou de prestation.
- Les faux amis juridiques. « Résiliation » se rend en général par termination, alors que « résolution » vise l'anéantissement du contrat, plus proche de rescission. « Clause pénale » ne doit pas devenir mécaniquement penalty clause : le droit anglais se méfie des pénalités, et liquidated damages décrit souvent mieux l'intention des parties.
- Les notions sans équivalent exact. « Mise en demeure » devient formal notice, « jours ouvrés » business days ; « astreinte » ou la distinction entre jours ouvrés et jours ouvrables demandent de vérifier que le terme anglais retenu correspond bien à ce que dit l'article.
- Le registre de l'obligation. Le présent français qui oblige (« le Fournisseur livre les Produits ») devient en anglais contractuel the Supplier shall deliver the Products. « Ci-après dénommé “le Client” » se condense en (the "Client").
- Les termes définis. L'anglais contractuel les signale par une majuscule : the Territory, the Effective Date, Confidential Information. Un terme défini rendu d'une façon à l'article 1 et d'une autre à l'article 9 crée une ambiguïté qu'un juriste de la partie adverse relèvera.
Les formes sociales et références françaises (SAS, RCS, Kbis, Code civil) restent en principe telles quelles : les traduire par simplified joint-stock company à chaque occurrence alourdit le texte sans le rendre plus clair.
Dates, montants, pluriels : les détails qui comptent en anglais
Dans un contrat, une date ou un montant mal converti a des conséquences directes sur l'échéance ou le prix. Points à surveiller :
- Les dates. « 1er mars 2025 » s'écrit 1 March 2025 en anglais britannique et March 1, 2025 en anglais américain. Évitez la forme
01/03/2025, qu'un lecteur américain comprend comme le 3 janvier. - Les montants. « 12 500,00 € HT » devient
€12,500.00excluding VAT : virgule et point s'inversent, et le symbole passe devant le nombre. Une inversion oubliée dans la clause de prix change le montant dû. - L'orthographe. Le britannique écrit licence pour le nom et organisation, l'américain license et organization. Les deux sont compris ; ce qui compte est de ne pas mélanger les deux dans le même contrat.
- Les pluriels et délais. L'anglais distingue seulement le singulier et le pluriel (one business day, thirty business days). L'usage contractuel répète souvent le nombre en lettres et en chiffres : within thirty (30) days.
Le texte anglais est en général 10 à 15 % plus court que le français. Sur un contrat d'environ 14 pages, le bloc de signatures peut remonter d'une page et les annexes changer de pagination : vérifiez que les renvois du type « voir page 12 » restent justes, ou mieux, qu'ils renvoient à un numéro d'article.
Ce que Manuce rend exactement, et ce qu'il ne fait pas
Votre contrat est confié à Thémis, le moteur spécialisé en textes juridiques. Vous récupérez :
- le même fichier, dans son format d'origine (Word, PDF, RTF, texte, HTML…), mise en page comprise : titres d'articles en gras, numérotation
7.2.1, tableaux d'annexes, en-têtes des parties ; - une traduction livrée en quelques minutes pour un contrat courant d'environ 5 000 mots, conservée ensuite dans votre espace client ;
- avant de payer, un extrait gratuit : un paragraphe de votre contrat traduit au niveau choisi. Choisissez de préférence une clause dense, comme la limitation de responsabilité, pour juger la terminologie.
Pour un contrat destiné à la partie adverse, le niveau Professionnel convient ; le niveau Premium ajoute une relecture croisée, utile pour la version qui sera signée.
Ce que Manuce ne fait pas :
- Pas de traduction assermentée. Si un tribunal, une administration ou un notaire exige une traduction certifiée par un traducteur expert, il faut s'adresser à lui.
- Pas de PDF scanné. Un contrat signé puis numérisé, sans texte sélectionnable, n'est pas lu.
- Pas d'adaptation du droit. Traduire un contrat de droit français ne le transforme pas en contrat de droit anglais : la loi applicable reste celle que fixe la clause correspondante.
Préparer le fichier et relire la version anglaise
Avant le dépôt :
- partez de la version Word plutôt que du PDF signé ; si vous n'avez qu'un PDF, assurez-vous que le texte est sélectionnable ;
- acceptez ou refusez les modifications suivies et supprimez les commentaires de négociation, pour que seule la version finale soit traduite ;
- regroupez les annexes (tarifs, cahier de livraison, territoire) dans le fichier si elles font partie du contrat.
Après la livraison, relisez en priorité :
- les termes définis : chaque Product, Order ou Territory doit garder la même forme du début à la fin ;
- les montants, taux et dates, en les comparant un par un à l'original ;
- les renvois internes (pursuant to Clause 12.3) et les noms exacts des parties ;
- les clauses de loi applicable et de juridiction compétente, qui ne doivent rien perdre en précision.
Enfin, si les deux versions seront signées, prévoyez une clause de langue, par exemple : In the event of any inconsistency between the French and English versions, the French version shall prevail. Pour un contrat engageant, faites valider la version anglaise par votre conseil avant signature.
En pratique
- Déposez le contrat, de préférence en Word, modifications suivies acceptées : le devis s'affiche aussitôt, calculé sur le nombre exact de mots.
- Choisissez l'anglais et le niveau, puis lisez l'extrait gratuit d'une clause dense.
- Payez : Thémis traduit le contrat, qui vous revient en quelques minutes dans son format d'origine.
- Contrôlez termes définis, montants, dates et renvois d'articles, puis faites valider la version anglaise avant signature.
Questions fréquentes
La traduction aura-t-elle une valeur officielle ?
Non. Manuce ne produit pas de traduction assermentée. Si une juridiction, une administration ou un notaire exige une traduction certifiée, il faut recourir à un traducteur expert. Pour négocier ou faire signer un contrat entre entreprises, une traduction non certifiée est en revanche d'usage courant.
Anglais britannique ou américain : lequel choisir ?
Les deux sont compris par tout juriste anglophone ; l'essentiel est la cohérence. Repérez dans l'extrait les marques d'orthographe (licence ou license) et la forme des dates. Si votre partenaire est américain, vérifiez en particulier que les dates sont écrites en toutes lettres pour éviter l'inversion jour-mois.
Mon contrat signé est un PDF scanné : est-ce possible ?
Non, un PDF scanné sans texte sélectionnable n'est pas lu. Déposez plutôt la version Word ou le PDF exporté depuis le traitement de texte, qui contiennent le même texte. La traduction portera alors sur la version finale du contrat.
La numérotation des articles et la mise en page seront-elles conservées ?
Oui, le fichier revient dans son format d'origine, mise en page comprise. Comme l'anglais est plus court que le français, la pagination peut bouger : vérifiez la position du bloc de signatures et les renvois à des numéros de page.
Quelle version fera foi entre le français et l'anglais ?
C'est aux parties d'en décider, pas au traducteur. Ajoutez une clause de langue précisant la version qui prévaut en cas de divergence, en français et en anglais. Sans cette clause, deux versions signées peuvent être invoquées l'une contre l'autre.
Le spécialiste qui s’en charge
Ce sujet est confié à Thémis, le spécialiste juridique. Voir comment il travaille.
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